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Jui 29 2011

Paix.

L’éternité n’est vraiment pas une bénédiction.

Au début, j’avais simplement une voie, un chemin, quelque chose à suivre et à quoi me tenir simplement. Ma foi en Aion était suffisante.

L’éternité ne veut pas forcément dire vivre éternellement, mais plutôt, que le temps s’arrête pour soi, tandis qu’il reste en marche pour le reste du monde. Ou, comme je le dis parfois, pour les restes du monde.

Ce glissement - de la foi à la désillusion, de la désillusion au désespoir, du désespoir à la colère, de la colère à la lassitude - s’est oppéré tantôt de manière brutale, tantôt d’une trompeuse et insidieuse lenteur. Je ne saurais trop dire.

Je ne me souviens plus du début, je ne me rappelle même pas comment tout cela a bien pu commencer. Je me rappelle simplement qu’un jour, je me suis réveillé, avec la sensation que le temps s’était arrêté pour moi. Qu’il n’y avait plus désormais rien qu’un éternel recommencement. Qu’il n’y avait ni passé ni avenir.

Mes souvenirs sont vagues et morcelés. Je honnis le jour où mes recherches me conduisirent à comprendre, puis réapprendre, là où je suis né, avec qui j’ai pu vivre, et ceux que j’ai pu aimer - et qui n’existent donc plus. Tous cela, révoqué par le temps, enfermé dans un passé révolu que seuls quelques êtres encore connaissent aujourd’hui. Ils se gardent bien de le partager, et comment leur en vouloir ?

C’est anecdotique, mais je me suis demandé récemment si cette guerre n’avait point de fin uniquement parce que nos seigneurs en avaient oublié les réels fondements, à l’image de tout ce que j’ai pu moi-même oublier. Ne sont-ils pas, tout comme certains d’entre nous, simplement aveuglés par la perte de cette mémoire, bloqués par cette maudite intemporalité ?

Je m’égare encore en conjectures et pensées. Je n’ai pourtant rien d’un penseur, d’un philosophe. Je suis un guerrier, mon armure est ma protection, et mon arme est l’outil de ma vocation.

D’autant que ces sombres pensées ne peuvent résister bien longtemps à la présence de cette petite clerc au méla. Cette lueur d’espoir, cette complicité, cette sincérité, ces sentiments, c’est elle. Je ne parle pas de cet espoir d’un monde meilleur, ou, plus utopique encore, cet espoir de remettre le temps en marche.

Non, il s’agit là du repos de l’âme. Il s’agit là de la paix entre soi et l’extérieur, et surtout, la paix intérieure. C’est cet espoir là qu’elle apporte par sa présence, par cette sérénité transmise par un sourire, une caresse, un mot, ou, plus étonnant encore, le silence de sa présence.

Nul besoin de s’affirmer, nul besoin de prendre ses marques, de défendre un territoire, ou de conserver ses avantages. Rien de plus, et rien de moins, que l’égale réciprocité.

Ma vie telle que je m’en souviens est écrite dans ce carnet. Cette vie intemporelle, cette vie hors du temps.

Elle me parle, ma petite clerc, elle me dit ces mots tous simples, ses mots bien à elle pour m’atteindre, ses mots simples et profonds à la fois.

Tu ne seras plus jamais seul maintenant. Je serais là et cette partie de toi qui grandit en moi est là elle aussi. J’ai fait mon choix. Je ne pourrais pas sauver tout le monde. Mais si je restes auprès de toi je sais que je pourrais te sauver toi.

Mon sourire est la réponse la plus sincère que je puisse lui donner, mais je m’emporte vite, et ne peux m’empêcher de lui répondre.

Alors c’est ainsi. Je suis en paix grâce à toi, et je ne souhaite rien de moins que partager cette paix avec toi. Ce repos que je cherche et que je te dois, je veux qu’il soit notre bonheur. Ma petite clerc au méla. Ylenwe.

Et il n’y eut plus rien à dire.

FIN

Référence nécessaire : ylie.tumblr.com

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Mar 11 2011
Maintenant, ils sont aussi mort que le passé.
— Un templier à un chercheur d’Inggison.

Fév 15 2011

Méla

Fruit rouge à la chair blanche, croquante et acidulée, le méla est l’aliment que préfère ma petite clerc. Elle ne jure que par et pour le méla, ne peut vivre sans, ne veut pas même penser à l’idée de manquer un seul instant de son odeur, de son goût, de sa présence dans ses environs. Il semblerait que tous ses sens soient même altérés par le méla.

Quoi de plus naturel, que de lui en offrir ? Oui, mais un, c’est fort peu. Il lui en faut bien dix fois plus !

Mais à bien y penser, dix, c’est toujours très peu - à peine, pour elle, de quoi tenir un jour ou deux. Il lui en faut bien dix fois plus !

Cela dit, 100 méla, c’est peut-être déjà un symbole, mais n’importe quel shugo venu peut en faire tout autant. Non, je me devais, en mon âme et conscience, de faire bien mieux que ça.

Il lui en faut bien… dix fois plus !

Et c’est ainsi que 1000 de ces petits fruits rouges se retrouvèrent sous le soleil doré d’un après-midi à Verteron, entre les mains de ma bien-aimée.

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Fév 13 2011
RACLURE DE FOND DE CHIOTTE DE TORCHE-CUL ABYSSAL !
— Défi du templier à un Balaur de passage dans une forteresse.

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Fév 09 2011
ylie:

Beauté et magie.

ylie:

Beauté et magie.

Fév 01 2011
Hurle, bête maudite, que l’ultime conséquence de la folie qui t’a vue naître s’abatte enfin sur toi.

Hurle, bête maudite, que l’ultime conséquence de la folie qui t’a vue naître s’abatte enfin sur toi.

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+

Rien à signaler.

Les jours passent sans rien de notables à Inggison. Ce n’est pourtant pas l’ennui qui m’étouffe, mais plutôt la monotonie des journées. Je travaille pour le syndicat des chasseurs de primes, tout comme Toloki, Eidyan, Ruda, Souraj et Ylenwe, et c’est globalement ma principale activité, ici.

Je n’aime pas Balauréa, ses couleurs bigarrées, ses ravins improbables, et ses créatures toutes plus étranges - tout autant que mortelles - qui vivotent à sa surface.

Tout y est corrompu, et si Balaur sont nos véritables ennemis, il nous faut plus souvent combattre les Asmodiens : quand prennent-ils le temps de s’occuper de Tiamat ? C’est un climat de guerre perpétuelle, avec ses attentes, longues et insupportables, et ses moments d’intenses violences, où j’assiste souvent impuissant, à un déchaînement de pouvoirs qui nous dépassent, probablement, tous.

Je sens que, peu à peu, je range mes espoirs et mes envies dans un recoin, pour ne laisser place qu’aux impératifs du quotidien : manger, dormir, chasser pour le syndicat. Ce n’est pas faute de chercher à changer ça, mais Ylenwe me semble avoir plus besoin de ses filles et de ce qu’elle trouve à Sanctum, que de ma présence.

Ou peut-être suis-je encore en train de m’enfoncer dans un désert. Peut-être celui-ci sera-t-il plus joyeux.

Jan 31 2011
Combien d’années pour fabriquer cette statue ? Combien de secondes pour réduire Théobomos en ruines ?

Combien d’années pour fabriquer cette statue ? Combien de secondes pour réduire Théobomos en ruines ?

Déc 09 2010
Pendant ce temps à Cantas.

Pendant ce temps à Cantas.

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Rima et Mesalina

Lorsque je me suis inscrit au registre des chasseurs de primes du syndicat, j’ai eu à rencontrer Rima. Elle s’occupe, en quelque sorte, de tenir le registre des missions et contrats en cours, et veille à récompenser les chasseurs de primes lorsqu’ils terminent ce qui leur a été demandé. Pour l’instant, son “bureau” est une table à la taverne de la forteresse des Illusions.

C’est une femme plutôt petite, avec des cheveux gris coupés à hauteur du cou, qui encadrent un visage dur et anguleux, et le regard qu’elle vous jette en vous observant n’en est que plus rude. Sa voix est celle d’une guerrière, celle d’une femme qui sait ce qu’elle veut et ne se laissera pas marcher dessus.

Mesalina n’est pas loin : elle traine sa jupe rose et son décolleté provoquant à la taverne (mais que fait donc ce noeud en dessous de sa poitrine, franchement ?). Elle fait partie du corps expéditionnaire de Sanctum, parce que, dit-elle, elle veut apporter le réconfort et le sourire aux gens.

Elle fait son “travail” en écoutant les gens qui viennent lui parler, semble-t-il. Je me demande si seulement elle se rend compte qu’ils ne viennent pas pour sa conversation, mais pour la paire de bouts de gras qu’elle porte en guise de présentoir. Il n’y a qu’à voir l’oeil du cuisinier à côté, qui a bien du mal à vendre ses rations tant il perd son temps en observation.

La présence de ces deux femmes au même endroit me semble complètement paradoxale. L’une est de la race des guerrières et des indépendantes, l’autre ne me semble être qu’une potiche qui joue de l’image fragile d’un petit bijou capricieux que l’on accorde à ces filles un peu trop… “démonstrative”.

Si je devais choisir avec qui passer du temps pour discuter, c’est sans conteste Rima. Plus rude en surface, à la discussion moins sophistiquée. Mais tellement plus profonde.

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